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Eté  2001

Les retrouvailles étaient superbes… Mais très vite, je vais me rendre compte qu’il y avait quelque chose qui clochait. Il y avait une autre fille, enfin c’est ce que j’ai pensé. Il me parlait désormais de programmes personnels c’est-à-dire des programmes qu’il pouvait avoir sans moi et je n’avais pas à savoir où il allait et ce qu’il faisait, aussi il fallait que je m’enquiers à l’avance de sa disponibilité avant de venir le chercher chez lui. Je n’ai rien compris, pire j’étais perturbée. Il chamboulait tout entre nous.

Un soir, j’étais chez moi à visionner un film, mon esprit était ailleurs. On a sonné au portail. Je suis allée ouvrir, quelle belle surprise, c’était Gaëtan l’ami d’Eb. Il me l’avait présenté à leur arrivée.

  • Salut Mikki
  • Hey Gaëtan que me vaut cet honneur ? Entre
  • Je voulais juste savoir comment tu vas ce soir
  • Je vais bien, c’est vrai que je me sentais un peu seule
  • J’espère que tu vas te sentir moins seule maintenant que je suis là

Gaëtan est arrivé cet Eté avec Eb, c’était l’un de ses meilleurs amis m’a-t-il dit. Il était très drôle et sympathique. Il n’avait de cesse de me regarder à la volée… Surtout, il va se montrer très attentionné à mon égard ; bien plus qu’Eb !

Les résultats du Bacc étaient enfin disponibles, j’avais été reçue. Quelle joie et pour fêter la nouvelle, Eb va organiser une virée en boite en mon honneur. Il y a du monde comme à chaque fois qu’on sortait en boîte de nuit : des personnes que je ne connaissais et que je ne connaissais pas. Quand cette fille va arriver, Eb sera tellement mal à l’aise et il va finir par disparaitre, je ne le verrais plus de la soirée, heureusement Gaëtan était là ; toujours attentionné, toujours une blague pour m’arracher un rire. Il a réussit à me redonner la bonne humeur.

Cette fille je l’ai vu plus d’une fois chez Eb, je pensais que c’était une de ces cousines… Quand  je lui ai demandé qui c’était et il n’a rien dit. Il a froncé le visage. Il voulait plutôt savoir ce que j’allais faire après mon Bacc, avais-je des intentions de venir en France poursuivre mes études ? Ce serait cool, on pourrait vivre ensemble. Je n’étais sure de rien. Je n’en avais pas discuté avec mes parents et je n’étais pas sure que ça se fasse parce qu’ils n’avaient pas les moyens de subvenir aux besoins d’un enfant qui fréquente à l’étranger.

Deux jours et  je n’ai pas de nouvelles, il me manque… Je décide d’aller chez lui par ce bel après midi. Ah, il m’avait pourtant dit de le prévenir avant de débarquer chez lui… Le portail était ouvert, je n’ai pas sonné, suis entrée. Je voulais passer par la porte arrière, celle du garage. Elle mène plus rapidement à sa chambre. Là j’ai surpris une conversation entre sa mère et lui :

  • Je t’ai dit de cesser de voir cette fille, tu devrais mieux te concentrer sur ta fiancée
  • Maman…
  • Laisse-moi  finir stp. Nous devons rendre la politesse à ses parents en les invitant à notre tour chez nous qu’en penses-tu ?

Je  suis repartie en courant, désemparée. Dans ma course effrénée, je suis tombée sur Gaëtan. A la vue de mes larmes, il m’arrête et veux savoir ce qui se passe :

  • Hey Mikki, qu’est ce qui ne va ?
  • Tu le savais n’est ce pas ?
  • Tu parles de quoi ?
  • Eb et sa fiancée
  • Ah je vois, viens, ici n’est pas le lieu pour en parler.

Nous sommes allés dans un parc public, il y avait là des chaises. Il m’a tout dit. En fait c’est depuis la fin de l’été dernier que sa mère est contre notre relation, les raisons évoquées : ma famille n’est pas comme la leur (pour dire que leur famille est mieux nantie financièrement que la mienne), de plus nous ne sommes pas du même village, en effet Eb est de l’Ouest du Cameroun et moi du Littoral. La fiancée était aussi de l’Ouest et sa famille très connue et fortunée.  Je connaissais moi aussi la famille de sa fiancée, elle était en effet très influente.

J’étais effondrée, voilà ce qu’il me cachait depuis tout ce temps : il allait se marier. La dot avait déjà eu lieu et le mariage civil allait suivre… Je n’avais de cesse de pleurer, il n’avait même pas eu la décence de m’en parler. Je comprenais sans comprendre. Je n’avais pas de ses nouvelles et le pire c’est qu’il me manquait, tout chez lui me manquait : son regard, ses provocations, ses caresses…Je pensais à lui et il est apparu dans ma chambre, il a essuyé les larmes qui terminaient leur course sur mes joues.

Il savait que j’étais au courant, il est désolée, il ne sait quoi dire de plus. Lui avait terminé ses études et moi je commençais les miennes c’était peut être mieux ainsi. Je suis jeune et je vais surement rencontrer quelqu’un de mon âge et être plus heureuse. Il venait me dire aurevoir, il devait passer deux semaines dans son village avec sa fiancée… naturellement. A son retour, il aurait une belle surprise pour moi… Je m’en fichais de sa surprise. Il a voulu m’embrasser, j’ai refusé. Il est sorti, j’avais le cœur meurtri. Des pleurs à nouveau. Je me suis levée du lit pour fermer la porte à clé, c’est à ce moment qu’il est entré à nouveau et à refermer  à clé derrière lui… Nous avons fait l’amour. « Je t’aime, tu sais », « mais c’est elle que tu vas épouser ».

J’étais devenue bi-polaire, je passais facilement des larmes au rire et de la colère à la joie. J’étais plus déprimée qu’autre chose, mais Gaëtan mon ange gardien… était là pour moi. Il est venu me voir tous les jours. Il en avait marre de me voir enfermé alors il m’a invité chez lui, il fera de la pizza, j’aimais la pizza, je n’en avais jamais mangé fait maison. Il est venu me chercher, il a suggéré qu’on y aille à pieds, c’est un peu loin, mais ça nous fera du bien de marcher sous le soleil couchant.

Ses parents ont une bien belle demeure, sa mère avait adorait les fleurs, il y avait des roses de plusieurs couleurs. Il m’a fait faire le tour du propriétaire. C’était vaste. Ensuite, nous sommes allés à l’étage, au balcon où il nous a servi la pizza et le jus d’orange. Ca avait l’air bon, sauf que l’odeur de la mozzarella va me donner la nausée… à tel point que je vais vomir. Inquiet, il m’a conduit dans sa chambre pas loin du balcon pour que je me nettoie. Il y a une salle de bain. L’eau sur mon visage va me faire du bien, j’ai des vertiges, il faut que je m’allonge. Je me mire, je suis pâle. Je m’allonge sur son lit. Pendant ce temps, il nettoyait dehors.

  • Hey Mikki que fais-tu ?
  • Je me suis allongée, j’ai des vertiges. Je suis désolée
  • Est-ce grave ?
  • Ca va aller. Pourrais-tu stp venir t’allonger avec moi ? J’ai besoin de sentir une présence.
  • Vraiment ?
  • Oui, S’il te plait, juste un moment
  • Ok

C’est ainsi qu’il s’est allongé derrière moi, je lui tenais la main. On est resté ainsi 1O min environ sans mots. J’avais les yeux fermés, je ne pensais à rien. C’était le vide autour de moi. Je m’endormais sans doute, je ne sais plus et j’ai entendu : « Pétasse » ; j’ai juste eu le temps d’ouvrir les yeux et voir Eb sortir de la chambre et Gaetan bondir du lit pour le suivre.

Je n’ai plus revu Eb. J’ai appris que son mariage civil avait eu lieu. Je n’avais plus la force pour pleurer, je ne savais même plus ce que je voulais faire comme étude, la fin de l’été était là ; elle sonnait comme toujours la fin des vacances. J’ai supplié mes parents de m’envoyer dans une université d’Etat n’importe laquelle, mais loin de Douala.

Gaëtan s’en allait, il est venu me dire aurevoir. Il m’a apporté un joli bouquet de roses du jardin de sa mère

  • Oh  C’est trop gentil de ta part
  • C’est bien peu de choses pour une jolie princesse. Ca va toi ?
  • Ca essaie d’aller…Tu es quelqu’un de bien, tu vas me manquer. J’espère qu’avec ton ami ça va s’arranger…
  • T’inquiète pas pour ça et si c’était à refaire, je le referai.
  • Merci, tu as été le rayon de soleil de mon été… Merci pour tout.
  • Prends soin de vous …

Moi aussi, je devais m’en aller, mais avant, je voulais fermer ma boite e-mail, elle n’avait plus de raison d’être… Une surprise m’y attendait, un mail d’Eb, elle était odieuse, il me traitait de coureuses de mecs. Il faisait référence à la scène chez Gaétan… Le seul homme que j’aimais pensait que j’avais couché avec son meilleur ami, il traitait mes sentiments à son endroit de « fake », les filles de ma contrée sont réputées être des allumeuses, des filles légères, et il constate que je n’avais pas fait exception. Sa mère avait eu raison me concernant… J’étais désemparée. Deux jours plus tard, je suis revenue au cyber café pour répondre à son mail, il devait me rester 15 min de temps de connexion : « Je pensais te connaitre, mais je me suis trompée. Tout comme les apparences sont assez souvent trompeuses. Je vais travailler sur moi pour te pardonner. Je te souhaite du bonheur et la paix dans ton cœur. Mikki »

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… Il est revenu. J’étais tout sourire, attendre une année entière je vous assure ce n’est pas facile. Mais quand on aime, beaucoup de choses deviennent supportables. Alors j’ai attendu sagement comme il me l’avait demandé. Je le voulais aussi, d’ailleurs mon cœur ne voulait que lui. Il est revenu, c’était le bonheur pour moi,  mais j’allais bien vite me rendre compte que les données ont changé.

A la fin de l’été dernier, quand il m’annonce qu’il part, je ne comprends rien. Il m’assure qu’il revient l’été prochain et il aimerait vraiment me trouver là, à l’attendre sagement. Je ne comprends pas, mais je promets d’attendre qu’il revienne. Avais-je le choix ? Mon cœur s’était entiché de lui en si peu de temps et avec une telle intensité que je prenais son départ pour  de l’abandon. En fait je ne n’avais pas réalisé qu’il n’était pas d’ici. Il était venu pour des congés. J’aurais du m’en douter, je ne l’avais jamais vu ici dans ce quartier.

On a passé une journée mémorable la veille de son départ. Nous avons été à la piscine où il a passé le temps à me frôler sous l’eau et à caresser mes cuisses. Il les adorait. Après la piscine, on avait un creux à l’estomac, alors il m’a amené mangé chinois. C’était trop bon, en plus c’était la première fois que j’allais dans un restaurant étranger. Ensuite nous sommes allés au cinéma, oh je ne me souviens plus du film, on est arrivé en retard et on faisait autre chose que regarder réellement le film… Bien avant la fin nous sommes rentrés chez lui, du moins chez ses parents. Il n’y avait personne dans cette villa, chose étrange puisqu’ habituellement il y avait souvent du monde. Il en a profité pour me montrer des photos de famille. Ensuite, il a recommencé à me caresser les cuisses, on s’est embrassé, doucement, langoureusement. Il y avait ce désir presque fiévreux entre nous… J’avais peur qu’on nous surprenne là, mais en même temps cette peur nourrissait notre désir. On a fait l’amour là, c’était divin. On a quand même fini dans la chambre, l’intimité d’une chambre… C’est toujours mieux. Il devait être  un peu plus de 9 heures du soir quand il me raccompagnait chez moi. On est tombé sur sa mère, elle m’a lancé un de ces regards… Et a réprimandé son fils sur le fait que sa valise n’était pas encore prête alors qu’il voyage lendemain.

On avait du mal à se séparer ; il m’a raccompagné, je l’ai raccompagné, il m’a à nouveau raccompagné et finalement on s’est quitté à minuit. Que du bonheur !

Le jour de son départ, j’avais le cœur serré. J’avais du mal à le laisser partir. Il m’a demandé si j’avais une adresse e-mail, bon Dieu de quoi me parlait-il ? Je ne savais pas ce que c’était. Pas souci, il en parlera à un de ses amis que je connaissais, il allait s’occuper de ça pour moi. Il m’a laissé la sienne. Avec ça on restera on contact jusqu’à son retour.

La nouvelle de notre idylle avait fait le tour de notre quartier. Il avait laissé pour mission à quelques amis de veiller sur moi jusqu’à son retour. Je trouvais cela charmant, mais était ce bien vraiment bien pour nous ? Il est parti ce soir là.

Toutes les semaines j’avais un e-mail de lui. J’attendais ces moments avec impatience. Ensuite j’ai découvert le Messenger, on se parlait en temps réel. Et enfin il y a eu la webcam ; on pouvait se voir et se parler même. Tout ceci était un budget énorme pour moi, mais le bonheur que ça me procurait n’avait pas de prix. Tout mon argent de poche y passait et parfois mon argent de bus pour aller à école et donc il m’arrivait de rentrer à pied…

Cette année là, j’avais le Bacc à préparer, alors je devais me concentrer. Il m’encourageait dans mes études, à prendre cela comme ma priorité. Bien sur que c’était ma priorité, mais je ne supportais pas le silence qu’il m’infligeait parfois. En effet, plus d’une fois il a manqué notre rendez-vous sur Messenger et n’a même pas eu la décence de me laisser par e-mail, pour expliquer la raison de cette absence.

Il justifiait ces absences par le fait qu’il devait me laisser du temps pour moi, pour mes devoirs. J’en avais du temps pour cela, nos rendez vous d’une heure tout au plus par semaine sur Messenger n’allait pas tant m’empêcher de faire mes devoirs et réviser pour l’examen, par contre son absence à ces rendez vous me bouleversait au point où j’avais parfois des semaines horribles, tellement il manquait. Il me dit qu’il a compris, mais rien ne s’arrangeait. Je suis restée plus de deux mois sans nouvelles de lui, je ne vous dit pas l’état dans lequel je me trouvais… l’examen approchait, je devais  recentrer mes pensées vers là. Une série de mauvaises notes à l’examen blanc allait tirer la sornette d’alarmes.

J’étais une étudiante plutôt brillante, alors la vue de quelques mauvaises notes, allait définitivement me tirer de la brume dans laquelle je me trouvais. Je n’allais plus sur internet. Non seulement je devais bosser plus durement pour rattraper mes mauvaises notes, mais aussi je n’avais pas les moyens financiers pour me payer une connexion sur internet.  Dans les années 2OOO, c’était un luxe d’y aller dans ma contrée…

Un soir, un de ses amis est venu me voir pour me remettre un téléphone portable, il devait m’appeler le soir. Il m’appelé, la chaleur de sa voix m’a émue … Il me demandait pourquoi je ne répondais plus à ses mails. Pourquoi ce silence de ma part ? Je lui avais manqué. Oh lui aussi m’avait manqué… Je lui ai fait des reproches sur son silence à lui, comme une idiote plus d’une fois je l’ai attendu sur Messenger au cybercafé et il n’est jamais venu,  je lui avais laissé un email et il n’y avait pas répondu. C’était d’autant plus agaçant parce qu’à chaque fois que j’y allais c’était toutes mes économies qui y passait et pour rien…La distance que j’avais réussi à mettre entre nous s’est écroulée comme un flan à l’écoute du mot : « Je t’aime, si seulement tu savais à quel point ». Je l’aimais aussi et j’ai regretté cette souffrance que je me suis imposée vis-à-vis de lui. Il m’appelait autant qu’il pouvait et généralement très tard dans la nuit, c’était un peu moins cher pour lui d’appeler si tard, c’est ainsi que je suis devenue la couche tard que je suis… En attendant ses appels nocturnes, je révisais mon Bacc. D’une pierre deux coups. Ces appels étaient parfois érotiques… Et une de ces nuits ma mère m’a surprise si tard entrain de parler à une personne invisible et elle m’a confisqué ce téléphone. A cette époque le téléphone portable était un gadget de luxe, donc couteux. Ma mère ne pouvait jamais m’offrir un pareil gadget, aussi elle voulait connaitre sa provenance. Elle n’a pas cru à ce que je lui ai dit, pire elle m’a puni : j’étais privé de sortie et plus d’argent de poche. Plus de communication entre Eb et moi. C’était dur.

Grace à ma copine, j’ai pu informer son ami de ce qui m’arrive. J’ai remis mon mot de passe à son ami, il m’imprimait tous mes mails… Je les lisais toutes les nuits avant de dormir. Il savait si bien me parler d’amour au travers des paroles de chanson de zouk ou de slow. J’aimais ça.  Et puis plus rien, le silence à nouveau. J’ai composé le Bacc, la punition a été levée et bientôt c’était à nouveau l’été… Son ami était venu me confirmer qu’il sera là dans 3 semaines…

Un Câlin…

…  à tous !

CALINS

Affectueusement,

Cerise 🙂

Cuddle …

Un câlin, que ça fait du bien… Qu’il vous soit donné par un enfant, un parent, votre chéri(e), ou simplement par une personne amicale, le câlin apaise et rassure.  La personne qui a eu l’idée de créer cette journée a eu une idée géniale. Le 21 janvier est la journée internationale des câlins… Eh oui !  Grâce à ce cher Google, j’ai trouvé  l’histoire de la création de cette journée.

« Hug Day » ou « Journée des câlins »

C’est le 29 Mars 1986 dans le Michigan que le révérend Kevin Zaborney créa la première journée des câlins. Il avait fait le constat que la période située entre la fin des fêtes de fin d’année et la St Valentin était propice à la déprime. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’après avoir bénéficié de la chaleur humaine des fêtes passées en famille, un grand nombre de personnes souffrait d’un manque de contact émotionnel. Plutôt que de les laisser patienter jusqu’à la Saint Valentin pour recevoir des marques d’amour, il était donc bénéfique d’encourager les gens, vers la fin janvier, à libérer leur affectivité. C’est ainsi que nait le mouvement « câlin gratuit » ; « Free Hugs ».

Ce concept a été inventé en 2004 en Australie par Juan Mann. Ce dernier, loin de sa ville natale et trouvant la ville où il se trouvait triste et dépourvue de chaleur humaine, eut l’idée d’avoir un peu de chaleur humaine en brandissant une petite pancarte  dans la rue, réclamant des câlins. Le succès fut immédiat et le concept se propagea dans le monde.

Le câlin est  l’essence même des relations familiales selon moi. Il est nécessaire à l’épanouissement des enfants, réparent les bobos  (les petits et les gros). Il fait oublier les malheurs, rappelle à chaque instant l’amour que l’on se porte les uns aux autres…

Personnellement, je suis assez câline. En particulier avec les enfants ; même ceux des autres. Et cette journée me sied bien et j’aimerais bien vous suggérer ceci  :

  • Serrer dans ses bras des personnes que l’on apprécie mais à qui on ne l’a jamais dit (amis, frères, voisins, collègues…)
  • Rendre visite à une personne âgée ou malade et la câliner (ne pas oublier que les personnes âgées comprennent parfois mieux une étreinte qu’un long discours… et que le contact humain a des vertus thérapeutiques.)
  • Pour ceux qu’on ne pourra serrer dans les bras, un petit mail affectueux serrait bien ou tout simplement la chaleur d’une carte virtuelle serait tout aussi bien.
  • Vous avez remarqué une personne qui vient de s’installer dans votre quartier ? Pourquoi ne pas aider cette personne en lui indiquant où trouver quoi pour lui faciliter son installation ?… Si vous n’osez pas lui proposer un câlin, au moins optez pour le sourire !

Si ça te dit de  participer virtuellement à cette journée, alors je te  propose de publier sur ton blog (ou tout espace virtuel), un message, un texte, un poème,  une image, une photo, un dessin, une couleur qui représente selon toi le mot câlin. Quant à moi, je le ferai d’ici le 21 Janvier, mais en attendant, je vous fais pleins de câlins  et n’oubliez pas de prendre soin d’autrui tant que cela est possible !

Sans père…

« Tu sais que je ne pourrais être le père de ton enfant… » Elle le savait, il le lui avait tellement répété. Elle l’aimait, cela n’avait rien à voir, mais c’était ainsi. Aussi quand elle réalisa qu’elle était enceinte, elle se garda de  lui dire qu’il était le père.

Vous l’avez peut être compris, aujourd’hui  je voudrais parler  de ces enfants  qui  grandissent sans l’ombre de leur père.  Dans nos sociétés d’aujourd’hui  c’est une situation tellement courante que devenue  banale. Les  raisons sont multiples : le père est décédé, il a fui, il est séparé de la mère, il est marié…  Situation devenue banale donc  dans nos sociétés d’aujourd’hui. Pourtant  cette absence pourrait rendre difficile l’évolution de l’enfant et même du futur adulte qu’il sera si rien n’est fait.

Le père joue un rôle capital dès le premier âge de l’enfant. Dans la relation fusionnelle qui s’installe entre la mère et l’enfant, il sert de tiers séparateur. Sa présence est nécessaire pour mener l’enfant sur le chemin de l’autonomie. « Grace au père, l’enfant va  comprendre qu’il est un individu à part entière, toute confusion entre lui  et sa mère va cesser. Le père va aussi lui permettre de s’ouvrir au monde  qui l’entoure et de s’y ancrer en toute sécurité. » Dit Juliette Mayet, psychologue lors d’une interview qui traite du sujet.

C’est vrai qu’aujourd’hui par rapport à hier, le père n’est plus forcément celui qui a le rôle  des interdits et des ordres à la maison, des mères jouent bien aussi ce rôle. Certains préfèrent même l’éducation  en douceur.  Mais une chose est sure, l’identité masculine du père va jouer un rôle  important dans le développement psychique de l’enfant et du jeune adulte qu’il sera.

L’absence d’un père dans la vie d’un enfant  a souvent des conséquences dont on est loin de mesurer l’impact sur la personnalité de celui-ci.  Sans vouloir généraliser, ces conséquences pourront varier en fonction de l’histoire de la conception  de l’enfant,  de  l’histoire du couple et surtout de la manière dont la mère  vit la situation. Plus elle aura de la peine à accepter la situation, plus cela sera difficile pour l’enfant. Il aura cette tendance à un sentiment d’insécurité. Une fois grand,  il n’aura de cesse à chercher  en lui ce père absent ou inconnu et cela va conduire à  un sentiment d’insécurité et à un trop grand besoin d’affection ; à de la peur d’abandon de la part de ses amis ou des personnes de son entourage. Bien sur, le questionnement sur ses origines ne va rien arranger.

« Je n’ai jamais connu mon père, personne ne faisait même pas allusion à lui à la maison. J’ai réussi à me faire à l’idée qu’il n’existe pas. Mon « père »  était là pour moi, j’avais son amour autant que celui de mes frères. Aussi, je ne posais pas plus de questions. J’ai connu une déception amoureuse et dans le flot des sentiments, l’absence de m’est apparu comme un spectre qui au fond  ne m’avait jamais quitté.  Je n’avais de cesse de pleurer.  Je pleurais plus l’abandon ce père que celui de ce petit ami. Un abandon de plus ! »

Seule la mère a souvent la réponse pour apaiser son enfant  dans ces cas là, malheureusement c’est souvent difficile pour elle, pour de multiples raisons qui n’appartiennent qu’à elle ; mais elle se doit au moins pour calmer les angoisses de son enfant de lui parler de manière neutre , lui dire qui est son père et la raison de son absence, dans un récit simple et cohérent.  Le rassurer. Lui raconter avec le moins de détails possible l’histoire de sa conception (même si c’est par un viol). Le récit devra se faire  progressivement en fonction de l’âge de l’enfant. Ce qu’on lui dira à 5 ans ne devra pas être la même chose à 18 ans ou même plus, car il faut être sur que l’enfant pourra entendre les faits et les digérer.  La vérité va libérer tout le monde.

L’absence d’un père n’est pas la chose qu’on souhaiterait  à un enfant, mais cela n’est pas une fatalité. La figure d’un père est certes importante, mais la bonne nouvelle est qu’elle peut être remplie par tout homme (un parent, un parrain, un professeur…) auprès duquel l’enfant se sent à l’aise et avec qui il entretient des liens profonds et sincère. Cette personne pourra être celui en qui l’enfant  trouvera une source de sécurité et de confiance. Elle comblera le vide affectif et aidera à donner des repères à l’enfant (adolescent) qui permettront à celui de grandir de se construire sa propre identité et de grandir de manière équilibré.

 

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Amour Secret…

Liebster Blog Award

Quelle joie de constater que mon blog est nominé pour LIEBSTER BLOG AWARD! Je dois cette nomination à Gyslaine, une blogueuse qui écrit sur la vie, les sentiments et l’amour. Ses poèmes, que ce soit en langue de Molière ou de Shakespeare, ils ne vous laisseront pas indifférent. Je vous invite donc à la découvrir en suivant ce lien :  http://lgyslaine.wordpress.com

Je suis  persuadée que, tout comme moi, vous tomberez sous le charme de ses poèmes et de sa poésie; aussi je vous souhaite bonne ballade et bonne lecture sur son blog.

LIEBSTER AWARD

Les règles de cet Award sont les suivantes :

1 Ajouter le logo du prix sur votre blog.

2 Répondez aux questions suivantes:

Qu’est-ce qui vous rend heureux?
Rendre autrui heureux, redonner ou consolider de l’espoir chez autrui.
Qu’aimez-vous le plus ? L’océan ou les montagnes?
Les montagnes.
Quel a été votre moment préféré de l’année 2012 ?
Une expression de mon fils; pour mon anniversaire il m’a dit :  » Maman, je vais t’acheter un nouveau bébé »
Quelle est votre citation préférée et pourquoi ?
« Aime ton prochain comme toi même ». Une maxime biblique : Mat 22 : 39.
Elle correspond tout à fait à ce que je suis et à ce que je voudrais véhiculer autour de moi. Si chacun considère autrui comme lui même, il y aurait beaucoup plus d’amour autour de nous.  Cette maxime est un phare pour moi, elle me permet d’aller toujours plus loin dans ce que j’ai à faire et d’être au dessus de tout découragement.

Vous vous aimez?
Oui 🙂 Il faut être son premier fan. En s’aimant, on expérimente l’ amour et on ne peut que mieux aimer autrui.
Etes-vous resté jusqu’à la cloche de minuit, durant la nuit de la Saint-Sylvestre?
Oui.
Que souhaitez-vous faire le plus tôt possible?
Retrouver des heures de sommeil normales.

Quel instrument de musique avez-vous essayé d’apprendre à jouer ?
Piano , il y a bien longtemps.
Qu’auriez-vous aimé avoir appris plus tôt ?
Nager.
Aimez-vous faire de l’artisanat ou de dessiner ou même la peinture?
J’aime tout ce qui relève des œuvres de l’esprit et artistique : la  peinture, le dessin, chanter

Nominer 5 blogs de votre choix

http://motsottovoce.wordpress.com/

http://psychorganisons.com/

http://wandayeur.wordpress.com/

http://mgycqd.wordpress.com/

http://momentsephemeres.wordpress.com/

La poésie…

J’aime la poésie, dans sa fougue et sa tendresse
J’aime le pouvoir de l’imagination indomptée sur moi
J’aime quand, avec autorité elle asservit mes doigts,
Leur dictant à la carte comment démêler, avec adresse
Le feuillage d’images et de sons que ma mémoire aboie

 

Invite ma plume à l’exercice, suggère lui quelques mots
Commande à souhait, une rime verbale ou épistolaire
Tout s’obscurcit soudain autour, brutale éclipse solaire
Ma raison devient sourde, mes instincts animaux
L’éruption est semblable à celle d’amants en colère

 

Les lettres s’entrechoquent dans un bruyant désordre
Chacune dispute sa place, sur l’horizon tout blanc
L’importance de l’empreinte dispense alors de gant
J’écris comme j’obéirais à quelques divins ordres
Y laisse toute mon âme, sans jamais faire semblant

 

J’aime la poésie, pour ces instants bien rares
Où je peux exister dans l’histoire d’un(e) autre
J’aime la poésie, pour cette schizophrénie bavarde
Qui raconte à ma place, ma vérité à d’autres

 

 

West, 7/1/2013

Dédicace à une amie spéciale