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Posts Tagged ‘blessures’

Les relations humaines ne sont jamais aisées. Il faut les nouer, les cultiver et enfin les entretenir. … Pourquoi s’embarquer dans une pareille démarche ? Où en plus rien n’est jamais acquis, à tout moment on peut y laisser des plumes. Je n’apprends  rien à personne, puisque nous sommes tous logés à la même enseigne. L’explication est simple à mon avis, malgré toutes les vicissitudes, chacun y trouve son compte, car les bienfaits que peuvent nous procurer certaines de nos connaissances nous donnent l’impression d’avoir des vertus curatives. A peine une liaison  est établie que nous voila apaisé.

Avec le temps, nos démons nous quittent. Et lorsque s’instaurent les rapports de confiance, c’est à ce moment là que nous tombons les masques, et consentons à montrer certaines de nos vulnérabilités. A ce stade, nous sommes ouverts et accordons un peu de notre confiance. Nous nous présentons à l’autre sous notre vrai jour, sans peur, sans précautions oratoires. En somme nous baissons notre garde parce que nous savons que les amis précieux ne nous jugent pas. Au contraire, ils nous sécurisent et nous protègent. A se livrer sans retenue et fausse honte on gagne en qualité d’écoute et nous aide à positiver. Les confidences authentiques et les fous rires partagés  avec les bonnes copines sont utiles, voire salutaires. Cette saine occupation nous aide à garder l’équilibre et peut même être instructive : nous apprenons sur nous.

Les bonnes relations nous amènent à voir plus clair en nous-mêmes, à décrypter le magma de nos pensées, à faire le tri dans nos sentiments  et autres souvenirs… Accepter de s’ouvrir à l’autre nous renvoie à nous-mêmes. C’est un coin du voile qui est levé sur tout ce que nous avons tendance à enfouir au plus profond de nous.

Face à une décision  par exemple nous devons être capables de tenir compte de cette mine de renseignements à notre disposition. Je sais bien que  cela comporte des risques, comme tout dans la vie. C’est dire combien nous devons être prudents dans la sélection de nos confidences. En cela nous sommes aidées par la nature car semble t’il nous sommes attirés et nous attirons toujours des personnes qui favorisent un retour sur soi. Rien de tel pour favoriser les examens de conscience, les remises en cause nécessaires à notre épanouissement personnel. Tout se passe comme si ces personnes sont désignées par la « providence » pour venir nous aider à cicatriser nos blessures intérieures.

Comment est ce  possible ? Après constats, sur un plan humain, naturellement nous attirons à nous et ou sympathisons en règle générale avec des hommes et femmes qui nous ressemblent plus ou moins.  Ces interactions sont très révélatrices de nos états d’âme : lorsque nous ne sommes pas obligés de nous censurer, nous parlons de ce qui nous tient le plus à cœur. Si  nous sommes tristes, en colère, ou que nous avons peur ou avons de la peine, nous déversons notre bile, nos larmes, tout y passe… Il faut avouer que nous sentons soulagés après. D’après des psychologues, toutes les expériences de notre vie s’impriment en nous au fur et à mesure, créant des émotions fortes ou négligeables. Mais parler est dans tous les cas une forme de libération. C’est pourquoi, même lorsque nous sommes en colère contre quelqu’un, une fois que c’est passée, nous devons humblement reconnaître qu’il nous a permis de nous défouler et de nettoyer notre système. Une plaie ne peut se cicatriser facilement que si l’on prend la peine de la nettoyer, la désinfecter avant.

Cette phrase : « Nul être n’est ton ennemi, il est ton maitre », je la comprends mieux aujourd’hui.

 

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