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A la prison de Kondengui à Yaoundé, la faim justifie les moyens. Ceci s’atteste par certaines pratiques lubriques observées au principal pénitencier de Yaoundé. C’est le cas notamment de ces jeunes gens qui se prostituent pour survivre. Il ne se passe pas de jour ou mieux, de nuit, sans qu’on signale des actes de sodomie dans l’un des deux plus populeux quartiers de la prison. Les quartiers 8 et 9 comptent environ 3000 détenus, soit plus de la moitié des quelque 5000 personnes incarcérées ici. Le plus récent cas date de quelques jours à peine, lorsque le jeune A. C., à son corps défendant, a défrayé la chronique.

Quand il est interné au quartier 8 dans le local 85, il ne se doute pas des dangers qui le guettent. Comment en effet se méfierait-on d’un bienfaiteur qui, dans cet enfer, vous tend généreusement la main ? Ainsi d’H.B. qui, spontanément, a pris sous son aile le pauvre A.C. à son arrivée. Ce dernier, privé de visite, est soumis au « Régime intérieur ». Autrement dit, il doit se contenter de la nourriture que lui offre l’administration : à peine une poignée de maïs sec bouilli et teinté d’huile rouge (Le haricot qui devrait l’accompagner se retrouve en vente parallèle dans la prison). Appelée ration, cette pitance quotidienne peu ragoûtante, est servie une fois par jour, et il faut jouer des muscles, quand on n’a pas de relation, pour en avoir. Ce « Kontchap », est l’apanage des plus pauvres, surnommés les « Flottants ». Une expression fort imagée qui rend relativement compte de la réalité.

Amants cocus

On imagine aisément la surpopulation et la promiscuité qui règnent dans cet endroit. Dans un local de quelque 4/4m tel celui où vivent nos deux gaillards, il n’est pas rare de trouver plus d’une trentaine d’occupants. Les plus vernis ont leur « mandat », c’est-à-dire une couchette d’une place sur un lit à étages. Chaque lit comporte trois mandats. Selon les moyens, l’ancienneté, la longueur de la peine ou simplement la puissance financière, on peut se permettre d’occuper tout seul son mandat, ou le partager. Beaucoup de démunis, qui n’ont donc pas les moyens de s’offrir une couchette, « flottent » littéralement dans le quartier, dormant soit à terre dans le local (ce sont les bien nommés « dormaterres »), soit sur des bancs de fortune en plein air dans la cour. Car ils n’ont pas où dormir, bien qu’officiellement affectés dans un local. L’on comprend donc que A.C. se soit senti privilégié quand H.B lui a offert sa protection, et surtout, de la nourriture. Il faut dire qu’H.B. est un « tacleur » c’est-à-dire un vendeur ambulant qui arpente toute la prison pour proposer sa marchandise. Celle-ci est constituée pour l’essentiel, des objets personnels (vêtements, montres, chaussures, appareils etc.) que d’autres prisonniers dans le besoin (les nouveaux venus généralement), lui confient à vendre contre une commission. C’est dire s’il a de l’argent. Des sources disent donc que le commerçant a introduit des amphétamines dans des aliments qu’il a donnés à son protégé. A.C a mangé et, une fois sous l’emprise de la drogue, a subi les assauts de son « bienfaiteur », lequel lui a copieusement labouré le derrière. Pris sur le fait, les deux compères ont connu des fortunes diverses : AC. a été jeté en cellule disciplinaire, tandis que H.B a continué sereinement ses occupations. Son argent a sans doute parlé. La loi du mieux disant sans doute. Quoiqu’il en soit, cette affaire, la énième du genre, pose le problème de la sexualité des détenus.

Privés de leurs compagnes pour les hommes, et de leurs compagnons pour les femmes, les détenus de Kondengui sont contraints, pour satisfaire leur libido, de se livrer à des amours clandestines. Bien que l’homosexualité soit réprimée par la loi, certains détenus sont, par la force des choses, devenus de pédés notoires. Dans le langage cru du milieu, on les appelle les « baiseurs d’anus ». Ce sont pour la plupart, des condamnés à de longues peines. Les plus jeunes sont leurs proies favorites. Des couples sont officiellement constitués dans l’obscurité de certains mandats. On sait ainsi et ça se chuchote, que tel est « la femme » de tel autre. Le condom étant interdit ici, la pratique est au full contact, avec toutes les conséquences que l’on imagine. Certaines femmes sont aussi transformées en lesbiennes, pour bénéficier des largesses de leurs camarades d’infortune plus nanties. Bien entendu, il y a des  individus que la nature a prédisposés à ces penchants.

Ceux que ces pratiques rebutent, se débrouillent comme ils peuvent : soit ils se masturbent en cachette, soit ils entretiennent des relations platoniques avec des détenues qu’ils entretiennent ; au risque de mourir eux-mêmes de faim. Il se passe alors un intense échange épistolaire, par coursiers interposés, où les déclarations d’amour enflammées des dames sont immédiatement suivies d’une demande d’argent…pour manger. En retour, et à défaut de faveurs charnelles, il reçoivent parfois des plats de nourriture préparée par une femme : un vrai luxe ! Des prisonniers se ruinent alors pour tenir leur rang auprès leurs « femmes ». Ces dernières, sans scrupules, regardent ailleurs à la moindre défaillance financière du Jules. D’ailleurs, elles ne se gênent pas pour entretenir plusieurs idylles. Un ex Directeur de l’administration centrale en a fait la frustrante épreuve. Ce riche et honorable père de famille d’une soixantaine d’années, s’est filmé nu. Il a ensuite envoyé l’appareil numérique à sa dulcinée du quartier féminin, afin qu’elle contemple sa plastique. Seulement, le coursier, par retour de courrier (la belle avait à son tour posé en tenue d’Adam), s’est trompé de destinataire et l’a remis a un autre amant de la jeune femme. Lequel, pour se venger, s’est empressé de remettre l’appareil aux autorités pénitentiaires.

L’ancien haut fonctionnaire, naguère locataire du quartier 12, a été muté disciplinairement au quartier 3. Un endroit beaucoup moins huppé ; mais il aurait pu connaître pire. Il est courant que de pauvres quidams se fassent rectifier le portrait pour avoir seulement jeté un regard concupiscent sur « un dossier réservé ». Pour cette fois, notre Directeur en a été quitte pour quelques sarcasmes. Et des regards goguenards qui, en d’autres temps et lieux, auraient valu à leurs auteurs un séjour … à la prison de Kondengui.

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Ceux qui connaissent de l’intérieur des prisons du Cameroun en donnent des descriptions à faire dresser les cheveux sur la tête. Le mot « enfer » revient comme un refrain, difficile à entonner pour le profane. Il nous paraît nécessaire de porter ce jour devant le public les atrocités que subissent les pensionnaires de la prison centrale de Douala, communément appelée prison de New-Bell, du nom du quartier qui l’abrite. Construite à l’époque coloniale pour près de 800 détenus, elle accueille toutes sortes de délinquants, près de 3000 personnes: femmes, mineurs, petites frappes ou grands criminels… 4000 personnes, logées voire « oubliées » dans une prison de 700 places.

Les régisseurs dépassés confient souvent la charge de surveillance à certains prisonniers. Ayant désormais des statuts particuliers, ceux-ci deviennent des techniciens de la torture.

L’exiguïté des lieux conjuguée à la vétusté et à la surpopulation en fait une porcherie habitée par des hommes qui pourtant n’ont perdu (provisoirement) que leur liberté d’aller et venir. 7/10 des pensionnaires sont des jeunes de moins de 22 ans parfois abandonnés par leurs parents.

Dans la prison centrale de New Bell, Douala, le terme d’Antigang désigne les détenus collaborant avec l’administration afin de maintenir l’ordre, de distribuer la “ration carcérale” et de percevoir pour le compte de leur “hiérarchie” des sommes d’argent de diverses sources extorquées aux autres détenus. Ils décident de la bastonnade, de l’enchaînement, de l’enferment dans la cellule disciplinaire

L’appel des détenus s’effectue tous les matins dès 6h 30mn et à 18 heures pour le coucher. Le couvre-feu est imposé dès 21 heures. Par jour, chaque détenu reçoit une “ration” de 30 grammes de couscous de maïs et du haricot. Le tout arrosé d’une sauce. Pour les pensionnaires du quartier VIP « 18 », censés être des « privilégiés », l’État n’octroie que 6000 F CFA (9 euros) de ration alimentaire par mois

Selon P.B ” Il faut surtout avoir de l’argent pour vivre ici. Beaucoup, pour s’en sortir, deviennent des femmes d’autres détenus. L’homosexualité est en nette progression.

Les toilettes de la prison de New-Bell n’ont que de nom et se trouvent dans un état épouvantable. Les toilettes dites modernes « Turques » dans le jargon de la prison coûtent 25 Fcfa à chaque fois que l’un des pensionnaires les sollicite. L’abonnement mensuel, ici, étant de 500 Fcfa.

Pour leur corvée quotidienne, les nouveaux venus, encore appelés ici les “hier hier”, sont chargés d’assurer le transport des excréments dans des seaux.

Les problèmes rencontrés par le personnel d’encadrement du pénitencier de New-Bell vont de leur faible effectif à l’insuffisance du matériel de travail (armes, chaînes et menottes) en passant par l’absence de moyens de transport.

L’unique moyen de locomotion, un vieux camion, qui tombe régulièrement en panne. Ce camion stationné devant la lourde porte dans lequel on charge une foule de prévenus qu’on emmène au Parquet. C’est le seul camion, C’est avec ce véhicule de couleur verte qu’on fait tout : transport du bois, évacuation des cadavres, transfert des prisonniers. On l’attend très souvent partout. On l’attend au tribunal quand il est à la morgue… et à la morgue quand il est au tribunal

Que dire de l’infirmerie ?

Il faut visiter l’infirmerie de ce pénitencier pour comprendre le degré exécrable du fonctionnement de cette porte dite d’entrée à l’enfer.

Le plateau technique est inexistant, alors qu’une quinzaine de tuberculeux, faute d’un suivi médical approprié, sont à l’article de la mort. Cet “hôpital” côtoie le “quartier Texas”, qui est le cabanon le plus peuplé ici. Les abus sexuels et les violences diverses sont exercés sur les plus faibles, alors que la consommation du chanvre indien passe pour être le sport favori de la majorité des locataires.

Les rapports sexuels, pourtant interdits entre les détenus, hommes et femmes, sont favorisés par la grande promiscuité de ce milieu.

A la prison de New Bell, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. Il y a ce qu’on appelle les « quartiers résidentiels » où dorment confortablement les bandits à cols blancs et les « quartiers populaires » où l’on entasse les miséreux à quarante par cellule. Coincés entre l’arrogance des « détourneurs de deniers publics » et les menaces de ceux qui croupissent avec les rats et les cafards, les gardiens sous-payés n’en peuvent plus.

La prison centrale de Douala comprend à côté des « couloirs de la mort » réservés aux démunis des cellules Vip. Il y a aussi, surtout, baignant dans la même crasse, la vétusté et les moustiques, les quartiers des condamnés à mort, des geôles des femmes, et celles des personnes de troisième âge.

Surpopulation carcérale, insalubrité, insécurité, et trafics de tous genres, y ont fait leur lit. Mais, la situation est plus grave qu’elle ne paraît. “Plus d’un millier de détenus à New Bell sont sans cellules et dorment en plein air. A la tombée de la nuit, les détenus sans-abri sont parqués dans la grande cour. Celle-ci est entourée d’une grille. Certains se couchent à même le sol, et d’autres sur des nattes ou des morceaux de cartons.

À la prison plus qu’ailleurs, l’argent fait la loi. Une miette de viande ? Un coup de fil à la famille ? Une ballade hors des murs ? Tout s’achète, tout se vend.

C’est ainsi qu’on peut voir des VIP bien lestés sortir du pénitencier de bon matin, à bord de leur berline à chauffeur, pour ne revenir qu’au soir. Dans les « quartiers populaires », les trafics peuvent être plus sordides. On a vu des prisonniers acheter les crachats de co-détenus tuberculeux, pour les glisser dans le riz-haricot de quelque rival…

Avec la saison des pluies, la vie s’apparente à un calvaire au sein de la prison. Lorsqu’il pleut, les détenus se serrent les uns aux autres, contre les murs pour se protéger. Dans les cellules, ils sont parfois regroupés par vingtaines, dans des espaces de quelques mètres carrés. Il n’existe pas une délimitation précise entre différentes catégories de détenus. S’il y a des compartiments affectés aux femmes et aux mineurs, ceux-ci côtoient au quotidien des dangereux criminels. Aussi, les cas de viols sur mineurs et d’agressions sont-ils légions.

Cependant, les seuls privilégiés dans cet environnement austère, sont les détenus du quartier 18.

Le compartiment qui accueille les hauts cadres de l’administration accusés ou condamnés pour détournement de deniers publics. On y retrouve bien au frais : Edouard Etondè Ekoto, l’ancien Pca du Port autonome de Douala (Pad) ; Lamine Mbassa, son ex collaborateur à la communauté urbaine de Douala (Cud), mis en détention dans le cadre de l’affaire de l’emprunt obligataire de la Cud ; Simon Pierre Ewodo Noah le Dga du Pad, Siewe Nitcheu cadre du Pad ; Zaccheus Forjindam, l’ex Dg du Chantier naval et industriel, Nguini Effa l’ancien Dg de la SCDP

Les gros bonnets de New Bell jouissent de nombreux avantages : chambre à part et climatisés, réfrigérateurs, cuisine, espace de jeu…Aménagés à leurs frais

Bon à savoir : En juillet 2011, l’administration pénitentiaire camerounaise faisait état de 4.963 détenus pour 800 places. On y compte environ 250 gardiens.

Compte tenu de la surpopulation de la prison, une nouvelle prison devrait ouvrir à Douala au lieu-dit PK19.

De nombreux autres experts constatent que dans les prisons camerounaises si l’encadrement laisse à désirer, la vétusté peut en faire un “véritable enfer” suscitant troubles et actes de violences

Passer par New Bell, que l’on soit coupable ou innocent, laisse toujours des traces

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Quand j’étais en classe de 5ème,  mon professeur de français  avait dit du travail qu’il éloigne de l’Homme l’oisiveté, le vice et le besoin.  Le travail, mais surtout le lieu de travail est un lieu où en échange d’une rémunération  on effectue un ensemble d’activités qui constituent toutes les productions utiles à la société. Dans ce lieu, la plupart d’entre nous y passent une bonne partie de leur temps. Le travail a aussi vocation à épanouir…Mais malheureusement ce n’est pas toujours le cas.

Aujourd’hui, je me rends compte que mes plus beaux moments si je ne m’isole pas, je les ai passé à l’école. Entre élèves, étudiants, camarades de classe, on est moins hypocrite. Les relations sont à peu près  saines. Et c’est naturellement que j’ai pensé que le monde (oui c’est le cas de le dire, c’est un monde, un monde à part) du travail est pareil. Pour dire vrai, je ne m’étais même pas posée la question, comme la plupart de mes camarades à mon arrivée dans ce monde très particulier.

J’avais fait une série de tests pour le travail et des entretiens et puis finalement, j’ai commencé dans une entreprise de la place. Je sortais tout juste de l’adolescence. Je fus bien accueillit. J’assistais à de réunions apparemment importantes et j’avais la confiance du Directeur. Une confiance qui me réjouissait car je pensais naïvement que c’était le fruit de mes efforts, j’allais me rendre compte que non. J’étais de plus en plus sollicitée pour rester travailler très tard. J’avais de ce fait plus 12 heures de travail dans une journée. Mais le jour où j’ai ouvert mes « yeux » et que j’ai compris, j’ai aussi dit NON. Le calvaire va commencer. J’étais si stressée, au point où une nuit au bureau, il devait être 22H passé, j’ai ressenti une douleur violente aux deux tempes, j’ai cru que j’allais mourir. J’appelle ma mère qui m’informe que c’est la migraine, raison pour laquelle malgré Efféralgan j’ai toujours mal. J’appelle mon copain et lui demande de venir me chercher parce qu’en plus j’arrive plus à réfléchir. Je lui ai dit que je ne pouvais plus continuer sous ces conditions… Je pense que je dois partir de cette boite. J’étais ahurie par sa réponse. Il pensait que je devais supporter encore un peu, que mon calvaire pourrait prendre fin dans 4 semaines…Le calvaire a continué et j’ai dû ne plus venir. ..La fougue de l’adolescence !

Quand on est un employé honnête, dans des entreprises, des fois on va vous faire payer très cher cette honnêteté. Mon honnêteté va me conduire à une surcharge de travail, à une pression hors norme, des urgences permanentes …Face à ce genre de situation que peut-on faire ? Les options ne sont pas nombreuses…Si tu l’ouvres au bureau ça devient le secret de polichinelle et tu passeras pour ce que tu auras bien voulu « être » malgré toi. J’avais choisi de me « soulager » auprès de quelqu’un hors de mon environnement immédiat. Si je peux lui faire confiance, il n’était pas la bonne personne ; écouter les autres n’est pas toujours une tache aisée sans pouvoir juger. Son avis m’a fait mal. Il ressemblait à celui de mon copain…

Dans un pays où le taux de chômage réel est de plus 15 % (officiellement on déclare 5%) et celui du sous emploi  est de presque 75 % (chiffre officiel et qui tend vers la réalité). On ne peut que se réjouir d’avoir la chance d’être un travailleur ou un employé. Bien évidemment, des employeurs ne se gênent pas du tout pour se livrer à un chantage sans pareil;  un management manipulateur.

En famille quand on ose en parler, des pairs d’yeux qui vous fixent comme pour vous rappeler que vous avez  eu cette chance idoine que d’autres attendent depuis sans grand succès…Aussitôt on ne peut que se taire et intérioriser tout en essayant de s’encourager.  On en vient à devenir de bons acteurs du paraitre. Paraitre heureux, comblés… S’il est vrai que dans le milieu professionnel, le malheur des uns, fait le bonheur des autres. Il est encore plus vrai qu’on est moins malheureux quand on est à plusieurs à souffrir tous ensemble. On devient grégaire pour une mauvaise raison.

Il y a trois ans, une grande enquête sur le stress fut lancée dans l’entreprise où je travaille. Les résultats n’ont jamais été publiés à ce jour. Il semblerait selon des indiscrets que les taux sont ahurissants. Toujours est-il qu’on a recommandé à Tous de faire du sport pour évacuer le stress. Et le « gentil » Employeur  a offert de payer la moitié des frais mensuels pour un abonnement en salle de remise en forme pour chaque employé qui s’ inscrivait. Inutile de dire que c’est un échec à ce jour…

 

Je ne suis pas psychologue, mais je m’intéresse à la psychanalyse et mon observation et les commentaires autour de moi : amis, connaissances, collègues m’amènent à la conclusion que l’heure est grave ! Le mal être  salarial est bien présent dans la plupart des entreprises du triangle national que ce soit dans le domaine publique, ou privé. Le rendu est presque que le même. La désorganisation totale des entreprises encourage à tort ou à raison cet état de chose : ainsi on verra que l’individualisme est encouragé, l’employé se retrouve isolé  au sein de l’Entreprise, dans un système où, s’il se découvre, il est simplement « bouffé » par ses collègues, pire les membres de son équipe. Des réorganisations internes non compréhensibles et inexpliquées : des ingénieurs, de chefs de projets qui ne sont pas sous discipline être réorienté vers des postes de travail pour lesquels ils n’ont pas compétence ou simplement ils sont rétrogradés sans raison ou explication. Des manœuvres d’hier promus à des postes de responsabilités et de management. Des chamboulements étranges. Ton collègue le plus proche est aussi le mouchard qui veille sur toi. Des employés mis en chômage technique parce qu’ils ont osé prendre leurs congés et qu’ils ont plus de 9O jours de congés et la législation interne stipule qu’au bout de 2 exercices, si on ne prend pas ses congés, ils sont perdus.  Du coup,  chacun se tient à carreaux ; il n’y a qu’une hospitalisation de quelques jours qui sauvera ceux dont le corps aura lâché, si et seulement si ça ne dure pas…Être en cloque est une véritable frayeur pour des femmes surtout  pour celles qui ont pu gravir les escaliers qu’ont leur a permis. Elles peuvent se retrouver  à leur retour à la case départ…Le management est désormais intrusif.

Le pays connait depuis un long moment la crise économique, social et financière. Plus les années  passent, plus cela s’aggrave. Les Entreprises sont affectées, les employées  aussi, au prix de leur santé. Je ne parle même pas pour les chômeurs…Le bilan est lourd ! Si on connaissait juste le mot stress, aujourd’hui nous le côtoyons tous les jours. Et cela va s’empirer si rien n’est fait. On aura une société de personnes stressées et déprimées. Les psychologues auront fort à faire. C’est un métier d’avenir dans ce pays d’ici à quelques années…

Le stress est un tueur silencieux.  Il pourrait se définir comme étant une réaction de notre organisme face à ce qu’il perçoit comme une agression. Dans le milieu professionnel, il existe  plusieurs sources de stress : le manque de considération, le mépris, le harcèlement  moral, le harcèlement sexuel, l’incertitude face à l’avenir professionnel, les relations avec la hiérarchie, les conditions de travail…Avec quelques conséquences comme : trouble du sommeil,  problème de concentration, irritabilité, émotivité, perte d’appétit,  appétence pour l’alcool sont aussi des signes du stress.

Si un peu de pression  galvanise des employés dans leurs taches professionnelles, cette « technique » devrait rester épisodique.  Parce que, contrairement à ce qui se dit ; travailler sous pression n’augmente pas la performance. Des études ont montré que quand on augmente le niveau de pression de quelque chose, on court aussi le risque de voir rompre la chose en question. Chez l’Homme, l’augmentation de la pression  donne naissance au stress à moyen terme. Stress très souvent qui va aller grandissant surtout si on rajoute les difficultés familiales. Et dans la majorité des cas,  on a l’effet inverse : la performance diminue.

Un jour je discutais de ce billet avant de l’écrire avec une connaissance qui vit et travaille en occident. Il a dit ceci : « …à cela rajoute donc en ce qui me concerne le racisme, tu verras que vous êtes peut être mieux » et je lui  ai dit « …sans doute. J’ai découvert le tribalisme…Et en ce moment je me demande si la haine de mon compatriote  et à la maison et celui d’un étranger chez lui quelle est la situation idéale si il fallait choisir ? »

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Des fois je me demande si ces gens qui règlent les litiges dans ce Pays savent seulement ce que veut dire concurrence déloyale !!! L’état, en ce moment est sur une pente ou un semblant de pente de redressement des choses, entre autre il essaie de jouer son rôle. Celui m’interpelle ce matin c’est celui d’arbitre.

Depuis hier, je constate qu’il y a des nuages à la TV : pas d’images chez moi. Apparemment c’est même depuis quelques jours. En lisant les journaux tout à l’heure je comprends…

Canal overseas africa qui est une filiale de Canal + Horizons (il faut le préciser parce certains se posent la question de savoir : mais qui est ce Canal overseas africa ?) qui aurait comme Aston acheté des droits chez Canal Horizons pour la redistribution des images. Or Les opérateurs de télé-câbles qui bénéficient d’un plan d’économie de tolérance eu égard au fait que leurs activités ne rapportent pas tant que ça, donc ils seraient exempt de certaines exigences de ce secteur.

Voilà donc qu’apparait Canal Overseas avec un document lui autorisant de rafler le matériel de ces jeunes débrouillards, mettant ainsi une bonne partie de la population de Douala et de Yaoundé sans informations visuelles(il faut préciser que notre chere CRTV on ne peut rien voir, c’est la neige partout et pourtant je pense c’est le printemps, même comme il pleut ici (ce matin) et qu’il fait un soleil infernal l’heure d’après).

La question que je me pose : Pourquoi bon Dieu on aurait donné de l’exclusivité à ces gens ?! Il me souvient que ces cablo-opérateurs voulaient se mettre ensemble afin de pouvoir donc « légalement » revendre les images, mais ce fut un cul de sac. Et là on n’y revient. La question que je me pose est de savoir pourquoi Canal Sat qui mène à mon avis la danse dans l’ombre ne leur donnerait pas des agréments afin qu’ils sortent de l’illégalité de la revente de leurs images ? Bref c’est aussi ça mon Pays et on verra bien qui gagnera. J’ai déjà mon pronostic en tête !

Personnellement, j’ai toujours voulu prendre un abonnement directement chez canal horizons. Et finalement j’ai changé d’avis. Rationnellement ce n’est pas acceptable pour moi. Le bouquet le plus moins cher chez Canal horizons par mois ça doit être dans les 15.OOO Frs et pour moins de 10 chaines, pour avoir le bouquet plus ou moins complet il faut payer dans les 70 000 / mois. Franchement je ne peux pas, même si je voulais. Les cablo opérateurs offrent la possibilité d’avoir accès à des images de ces bouquets moins celles de Canal Horizons et les dérivatives à 5 000 frs au moins et au plus à 15 ooo frs pour le bouquet complet et bien plus encore : ils sont customer oriented et ont un meilleur customer care. Les autres n’ont pas cette logistique. Normal, il est bien facile de gérer 15 clients que 10 000 000 de clients.

Le Citoyen moyen (encore qu’il faille présenter le citoyen moyen) ne peut pas s’offrir de payer 6 chaines à 15000/mois et même s’il en recevait une centaine de chaines à ce prix, les autres auraient de sérieux soucis de recouvrement.

Je trouve ceci simplement déloyale !!!!

ça me fait penser aussi à cette entreprise (lol; la pauvre) elle est dans le domaine du transport. Il n’y a pas très longtemps qu’elle s’implante dans le pays. Elle a commencé par la pelouse d’un hôtel de la place, ensuite des raisons « inconnues » elle a dû déménager pour un quartier populeux de la ville (elle a perdu des clients) elle a essayé de revenir au centre ville…Pas facile la concurrence surtout quand on essaie de se trouver une place au soleil devant ceux installés depuis un moment et qui sont dans les comités centraux occupants des postes dans des partis politiques influents…Suivez mon regard. Courage LeCar continue de te battre tu y arriveras sans doute, plus vite si tu rejoins aussi les lobbies clés.

Autre situation alarmante : MTNCameroun s’est lancé depuis peu dans le transfert de Fonds (argent) !!!!! La première que j’ai entendu cela, je me suis dit : « ah ces gens et la désinformation » Et pourtant chez moi on dit : « il n’y a pas de fumée sans feu ». Tellement vrai. Pourquoi MTNCameroun aurait reçu l’agrément de faire dans le transfert de fond alors que son secteur d’orgine et premier c’est la téléphonie et la Communication mobile ? Elle veut mettre à mal toutes les petites entreprises locales faisant dans ce secteur comme : Esico, Express union,…

Il a déjà réussit à tuer toutes les petites entreprises qui faisaient dans le biz de l’internet. Les Iccnet et autres ont complètement disparu !!! Concurrence déloyale. Heureusement qu’il y a Ringo nouveau venu dans le marché de d’Internet qui essaie de se positionner contre MTN et Orange Cameroun. En ce moment en promotion de feu !!!!

Ai je dit concurrence déloyale ? C’est peu de le dire. L’État dans tout ça…Il est muet ? Complice ? Va donc savoir.

Voici un article d’un jeune journaliste du Journal le Jour de ce matin à propos des Cablo-Opérateurs et de Canal Overseas.

Canal overseas africa a procédé, vendredi dernier, à la saisie contrefaçon du matériel technique d’exploitation et de diffusion appartenant à plusieurs opérateurs. Les populations de Yaoundé qui recevaient jusqu’ici des images de leurs câblo-distributeurs
sont dans le désarroi depuis vendredi 16 avril 2010. Il n’y a plus d’images des chaînes de télévision étrangères et même de certaines chaînes nationales à l’instar de Stv ou de Canal 2. L’on essaie, tant bien que mal, de capter les signaux brouillés de la Crtv, de Ndi Samba Tv ou de Ariane Tv, à l’aide d’antennes ordinaires de captage de chaînes en clair.

Le responsable de ce brusque arrêt de diffusion d’images par câble est la Société Canal Overseas Africa, opératrice du bouquet Canal sat Horizons et détentrice des droits sur une centaine de chaînes de télévision nationales et internationales diffusées en « mode crypté et en réception directe par satellite, à l’attention des abonnés individuels ou collectifs ayant souscrit un abonnement en bonne en due forme auprès de ladite société ou d’un de ses représentants agrées locaux ». Par requête à fins de constatation et de saisie contrefaçon du juge des requêtes du Tpi de Yaoundé centre administratif, la Société Canal Overseas Africa a reçu, le 18 mars 2010, l’autorisation de procéder à la saisie du matériel ayant servi à la contrefaçon d’images.

C’est fort de cette autorisation que, par voie d’huissier, la Société Overseas Africa a, vendredi dernier, procédé à la constatation et à la saisie du matériel de contrefaçon ci-dessous appartenant à la Société Inter-Tv sarl sis à Madagascar : décodeurs numériques, cartes numériques, câbles, multiplexeur, scrambleur, modulateur, combineur, émetteurs MMDS, antenne émission ayant servi ou devant servir à la contrefaçon. A la suite de quoi « itérative sommation de cesser avant poursuites judiciaires » a été délivrée à la Société Inter Tv. Sommation par laquelle Overseas Africa « l’invite une énième fois à faire cesser immédiatement par sa structure la diffusion des chaînes premiums du bouquet Canal Sat (Canal +, Canal +cinéma, Canal + sport…) et des chaînes thématiques dans lesquelles Overseas détient des droits (Crtv, TV5 Monde, France 24, France 2, Rts…).

Faute par Inter Tv « d’obtempérer instamment à cette autre sommation, Overseas Africa déclare qu’elle se verra dans la pénible, mais nécessaire obligation d’engager contre lui des poursuites judiciaires en vue de la préservation de ses droits ». Les signaux de Canal Sat Horizons, annoncent les câblo-distributeurs dans un communiqué de presse, « sont momentanément arrêtés, en attendant que le Mincom trouve une solution dans le conflit » qui les oppose avec un opérateur audiovisuel international : Canal Overseas Africa sas.

Au siège de la Société Inter Tv hier, lundi, c’était l’effervescence. Face au ballet incessant de certains abonnés et aux coups de fils intempestifs des autres, les responsables de la structure, qui se voulaient rassurants, avaient du mal à cacher leur embarras face à ce qu’ils considèrent eux-mêmes comme une « action de grande envergure de Canal Overseas dans la ville ».

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