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Archive for the ‘Nouvelle, Poème et Récit’ Category

Je suis tombée par hasard sur un texte  publié par un citoyen de Facebook. Le texte lui-même venait d’un anonyme. Qu’à cela ne tienne, j’ai bien aimé lire ce texte parce qu’il cadre bien avec mon texte que je suis entrain de préparer sur les MMD, aussi j’ai voulu le publier ici en avant-garde.

… Elle reposa doucement la paire de ciseaux, luttant contre l’énorme envie de les lui planter dans une partie très précise de son corps. Il connaissait très bien ses colères, les cicatrices qui constellaient ses bras également. Aussi recula-t-il, se mettant hors de sa portée. Elle sourit. Elle souriait toujours quand il lui montrait sa peur.

– Alors, c’est tout ? Tu ne « veux plus » ?
Il se triturait nerveusement les doigts, tourna soixante dix sept fois sa langue dans sa bouche, cherchant les mots qui pouvaient éviter que les choses dégénèrent. S’il en existait.
Son silence l’énervait. Elle avait de plus en plus de peine à retenir ce besoin de lui faire mal, très mal. Elle pouvait aussi rester calme, pour une fois, le SURPRENDRE, ne pas réagir. Mais alors, elle serait la seule à souffrir, et ça il n’en était pas question. Pas encore. Jamais.

– Je ne peux pas. Je… je suis désolé.
Et il s’habilla du REGARD de ceux qui sont « désolés ». Pour toute réponse, elle s’affala dans le grand fauteuil et partit d’un long rire. C’était un étrange mélange de ricanement et de pleurs. Des pleurs ? Non, elle ne pleurait jamais. A moins que…

– Tu te trompes !

Elle avait crié, faisant saillir une VEINE de son cou. Alors elle lisait aussi dans ses pensées ?

– Tu peux le faire.

Il recula encore, tandis qu’elle se relevait, faisant glisser son foulard de sa tête. Une forêt de cheveux s’en échappa, ébouriffés ou alors très mal coiffés. Elle avança calmement vers lui, lentement. L’air mauvais. Elle avait tout d’une folle furieuse.

– Tu vas le faire… Parce que tu vois, j’en ai par-dessus la tête de rester là à attendre.

– Je ne peux pas divorcer, je ne peux pas la quitter.

Il se foutait le doigt dans l’œil jusqu’aux chevilles s’il pensait qu’il allait s’en tirer aussi facilement. « Je ne peux pas la quitter ». Le grand classique, quoi !

Quand s’était-il laissé embarquer dans ce tourbillon de mensonges ? Tout avait commencé comme un jeu. Chacun savait ce qu’il avait à faire. Il avait cru pouvoir tout arrêter d’un battement de cils. Mais elle avait peu à peu pris possession de lui. Il était devenu sa chose. Elle avait voulu changer les règles, exigeait bien plus qu’un quart d’heure dans les toilettes pour hommes, encore plus qu’une nuit dans une couchette de TRAIN, beaucoup plus qu’un weekend « de travail ». Elle le voulait tout entier !

Alors il lui avait promis. Il allait quitter sa femme. Il l’aimait vraiment. Ce n’était pas un HASARD si, alors qu’il était malheureux en foyer depuis tant d’années, il l’avait rencontré à ce séminaire de formation. Il s’était senti tellement minable face à elle, fuyait ses yeux de biche si jamais ils accrochaient les siens, trouvait des prétextes bidons pour ne pas partager sa table pendant les pause-repas. Il n’avait pas compris qu’elle lui accorde son attention plutôt qu’à ses collègues, lui qui n’était ni beau, ni riche, bien qu’un peu intelligent. Mais c’était bien sa braguette à lui qu’elle avait descendu, alors qu’ils étaient assis côte à côte dans cette salle NOIRE, pendant la projection du documentaire d’instruction, avant d’y glisser sa carte de visite.

Elle. Corps de déesse, sourire d’ange, mais alors ; tempérament de diablesse ! Elle enrageait à la moindre contrariété, pestant, crachant des injures très grossières en sa langue maternelle qu’il ne comprenait même pas, détruisant le mobilier. Elle lui infligeait des violences qu’il n’aurait jamais admises de personne, même pas de sa femme.

Sa femme. Il l’oubliait très vite lorsqu’il était dans ses bras. Sa femme qui se refusait à tout ce à quoi l’autre cédait sans se faire prier. Sa femme qui prenait à peine le temps de se regarder dans le miroir, avouant sa défaite face aux assauts du temps. Sa femme trop grosse, trop fade, trop mal vêtue, trop jamais maquillée, trop jamais coiffée, trop pas sexy du tout, trop odeurs d’épices de cuisine, trop trop ! Même pas assez « elle » !

Il ne l’aimait plus, sa femme, puisque c’était « elle » qu’il aimait. D’ailleurs, sa femme devait bien se douter qu’une autre le rendait bien plus heureux qu’elle n’avait jamais su le faire et il avait décidé de lui en donner CONFIRMATION.

Il rentrait chez lui tous les soirs, bien décidé à TOMBER le masque. Mais à chaque fois, devant sa femme, il ne disait rien. Il répondait à son sourire, prenait place à ses côtés et dégustait son repas si bien épicé. Puis, ils s’installaient devant la télé, s’informaient du mal être du monde, riaient des frasques de tels acteurs d’une série comique. Et enfin, quand ils se retrouvaient dans ce lit « conjugal », tout prêt de ce corps trop gros qui respirait doucement, là seulement, il se disait que, non, il ne pouvait pas divorcer, c’était sa femme. Il ne pouvait pas la quitter.

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Eté  2001

Les retrouvailles étaient superbes… Mais très vite, je vais me rendre compte qu’il y avait quelque chose qui clochait. Il y avait une autre fille, enfin c’est ce que j’ai pensé. Il me parlait désormais de programmes personnels c’est-à-dire des programmes qu’il pouvait avoir sans moi et je n’avais pas à savoir où il allait et ce qu’il faisait, aussi il fallait que je m’enquiers à l’avance de sa disponibilité avant de venir le chercher chez lui. Je n’ai rien compris, pire j’étais perturbée. Il chamboulait tout entre nous.

Un soir, j’étais chez moi à visionner un film, mon esprit était ailleurs. On a sonné au portail. Je suis allée ouvrir, quelle belle surprise, c’était Gaëtan l’ami d’Eb. Il me l’avait présenté à leur arrivée.

  • Salut Mikki
  • Hey Gaëtan que me vaut cet honneur ? Entre
  • Je voulais juste savoir comment tu vas ce soir
  • Je vais bien, c’est vrai que je me sentais un peu seule
  • J’espère que tu vas te sentir moins seule maintenant que je suis là

Gaëtan est arrivé cet Eté avec Eb, c’était l’un de ses meilleurs amis m’a-t-il dit. Il était très drôle et sympathique. Il n’avait de cesse de me regarder à la volée… Surtout, il va se montrer très attentionné à mon égard ; bien plus qu’Eb !

Les résultats du Bacc étaient enfin disponibles, j’avais été reçue. Quelle joie et pour fêter la nouvelle, Eb va organiser une virée en boite en mon honneur. Il y a du monde comme à chaque fois qu’on sortait en boîte de nuit : des personnes que je ne connaissais et que je ne connaissais pas. Quand cette fille va arriver, Eb sera tellement mal à l’aise et il va finir par disparaitre, je ne le verrais plus de la soirée, heureusement Gaëtan était là ; toujours attentionné, toujours une blague pour m’arracher un rire. Il a réussit à me redonner la bonne humeur.

Cette fille je l’ai vu plus d’une fois chez Eb, je pensais que c’était une de ces cousines… Quand  je lui ai demandé qui c’était et il n’a rien dit. Il a froncé le visage. Il voulait plutôt savoir ce que j’allais faire après mon Bacc, avais-je des intentions de venir en France poursuivre mes études ? Ce serait cool, on pourrait vivre ensemble. Je n’étais sure de rien. Je n’en avais pas discuté avec mes parents et je n’étais pas sure que ça se fasse parce qu’ils n’avaient pas les moyens de subvenir aux besoins d’un enfant qui fréquente à l’étranger.

Deux jours et  je n’ai pas de nouvelles, il me manque… Je décide d’aller chez lui par ce bel après midi. Ah, il m’avait pourtant dit de le prévenir avant de débarquer chez lui… Le portail était ouvert, je n’ai pas sonné, suis entrée. Je voulais passer par la porte arrière, celle du garage. Elle mène plus rapidement à sa chambre. Là j’ai surpris une conversation entre sa mère et lui :

  • Je t’ai dit de cesser de voir cette fille, tu devrais mieux te concentrer sur ta fiancée
  • Maman…
  • Laisse-moi  finir stp. Nous devons rendre la politesse à ses parents en les invitant à notre tour chez nous qu’en penses-tu ?

Je  suis repartie en courant, désemparée. Dans ma course effrénée, je suis tombée sur Gaëtan. A la vue de mes larmes, il m’arrête et veux savoir ce qui se passe :

  • Hey Mikki, qu’est ce qui ne va ?
  • Tu le savais n’est ce pas ?
  • Tu parles de quoi ?
  • Eb et sa fiancée
  • Ah je vois, viens, ici n’est pas le lieu pour en parler.

Nous sommes allés dans un parc public, il y avait là des chaises. Il m’a tout dit. En fait c’est depuis la fin de l’été dernier que sa mère est contre notre relation, les raisons évoquées : ma famille n’est pas comme la leur (pour dire que leur famille est mieux nantie financièrement que la mienne), de plus nous ne sommes pas du même village, en effet Eb est de l’Ouest du Cameroun et moi du Littoral. La fiancée était aussi de l’Ouest et sa famille très connue et fortunée.  Je connaissais moi aussi la famille de sa fiancée, elle était en effet très influente.

J’étais effondrée, voilà ce qu’il me cachait depuis tout ce temps : il allait se marier. La dot avait déjà eu lieu et le mariage civil allait suivre… Je n’avais de cesse de pleurer, il n’avait même pas eu la décence de m’en parler. Je comprenais sans comprendre. Je n’avais pas de ses nouvelles et le pire c’est qu’il me manquait, tout chez lui me manquait : son regard, ses provocations, ses caresses…Je pensais à lui et il est apparu dans ma chambre, il a essuyé les larmes qui terminaient leur course sur mes joues.

Il savait que j’étais au courant, il est désolée, il ne sait quoi dire de plus. Lui avait terminé ses études et moi je commençais les miennes c’était peut être mieux ainsi. Je suis jeune et je vais surement rencontrer quelqu’un de mon âge et être plus heureuse. Il venait me dire aurevoir, il devait passer deux semaines dans son village avec sa fiancée… naturellement. A son retour, il aurait une belle surprise pour moi… Je m’en fichais de sa surprise. Il a voulu m’embrasser, j’ai refusé. Il est sorti, j’avais le cœur meurtri. Des pleurs à nouveau. Je me suis levée du lit pour fermer la porte à clé, c’est à ce moment qu’il est entré à nouveau et à refermer  à clé derrière lui… Nous avons fait l’amour. « Je t’aime, tu sais », « mais c’est elle que tu vas épouser ».

J’étais devenue bi-polaire, je passais facilement des larmes au rire et de la colère à la joie. J’étais plus déprimée qu’autre chose, mais Gaëtan mon ange gardien… était là pour moi. Il est venu me voir tous les jours. Il en avait marre de me voir enfermé alors il m’a invité chez lui, il fera de la pizza, j’aimais la pizza, je n’en avais jamais mangé fait maison. Il est venu me chercher, il a suggéré qu’on y aille à pieds, c’est un peu loin, mais ça nous fera du bien de marcher sous le soleil couchant.

Ses parents ont une bien belle demeure, sa mère avait adorait les fleurs, il y avait des roses de plusieurs couleurs. Il m’a fait faire le tour du propriétaire. C’était vaste. Ensuite, nous sommes allés à l’étage, au balcon où il nous a servi la pizza et le jus d’orange. Ca avait l’air bon, sauf que l’odeur de la mozzarella va me donner la nausée… à tel point que je vais vomir. Inquiet, il m’a conduit dans sa chambre pas loin du balcon pour que je me nettoie. Il y a une salle de bain. L’eau sur mon visage va me faire du bien, j’ai des vertiges, il faut que je m’allonge. Je me mire, je suis pâle. Je m’allonge sur son lit. Pendant ce temps, il nettoyait dehors.

  • Hey Mikki que fais-tu ?
  • Je me suis allongée, j’ai des vertiges. Je suis désolée
  • Est-ce grave ?
  • Ca va aller. Pourrais-tu stp venir t’allonger avec moi ? J’ai besoin de sentir une présence.
  • Vraiment ?
  • Oui, S’il te plait, juste un moment
  • Ok

C’est ainsi qu’il s’est allongé derrière moi, je lui tenais la main. On est resté ainsi 1O min environ sans mots. J’avais les yeux fermés, je ne pensais à rien. C’était le vide autour de moi. Je m’endormais sans doute, je ne sais plus et j’ai entendu : « Pétasse » ; j’ai juste eu le temps d’ouvrir les yeux et voir Eb sortir de la chambre et Gaetan bondir du lit pour le suivre.

Je n’ai plus revu Eb. J’ai appris que son mariage civil avait eu lieu. Je n’avais plus la force pour pleurer, je ne savais même plus ce que je voulais faire comme étude, la fin de l’été était là ; elle sonnait comme toujours la fin des vacances. J’ai supplié mes parents de m’envoyer dans une université d’Etat n’importe laquelle, mais loin de Douala.

Gaëtan s’en allait, il est venu me dire aurevoir. Il m’a apporté un joli bouquet de roses du jardin de sa mère

  • Oh  C’est trop gentil de ta part
  • C’est bien peu de choses pour une jolie princesse. Ca va toi ?
  • Ca essaie d’aller…Tu es quelqu’un de bien, tu vas me manquer. J’espère qu’avec ton ami ça va s’arranger…
  • T’inquiète pas pour ça et si c’était à refaire, je le referai.
  • Merci, tu as été le rayon de soleil de mon été… Merci pour tout.
  • Prends soin de vous …

Moi aussi, je devais m’en aller, mais avant, je voulais fermer ma boite e-mail, elle n’avait plus de raison d’être… Une surprise m’y attendait, un mail d’Eb, elle était odieuse, il me traitait de coureuses de mecs. Il faisait référence à la scène chez Gaétan… Le seul homme que j’aimais pensait que j’avais couché avec son meilleur ami, il traitait mes sentiments à son endroit de « fake », les filles de ma contrée sont réputées être des allumeuses, des filles légères, et il constate que je n’avais pas fait exception. Sa mère avait eu raison me concernant… J’étais désemparée. Deux jours plus tard, je suis revenue au cyber café pour répondre à son mail, il devait me rester 15 min de temps de connexion : « Je pensais te connaitre, mais je me suis trompée. Tout comme les apparences sont assez souvent trompeuses. Je vais travailler sur moi pour te pardonner. Je te souhaite du bonheur et la paix dans ton cœur. Mikki »

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… Il est revenu. J’étais tout sourire, attendre une année entière je vous assure ce n’est pas facile. Mais quand on aime, beaucoup de choses deviennent supportables. Alors j’ai attendu sagement comme il me l’avait demandé. Je le voulais aussi, d’ailleurs mon cœur ne voulait que lui. Il est revenu, c’était le bonheur pour moi,  mais j’allais bien vite me rendre compte que les données ont changé.

A la fin de l’été dernier, quand il m’annonce qu’il part, je ne comprends rien. Il m’assure qu’il revient l’été prochain et il aimerait vraiment me trouver là, à l’attendre sagement. Je ne comprends pas, mais je promets d’attendre qu’il revienne. Avais-je le choix ? Mon cœur s’était entiché de lui en si peu de temps et avec une telle intensité que je prenais son départ pour  de l’abandon. En fait je ne n’avais pas réalisé qu’il n’était pas d’ici. Il était venu pour des congés. J’aurais du m’en douter, je ne l’avais jamais vu ici dans ce quartier.

On a passé une journée mémorable la veille de son départ. Nous avons été à la piscine où il a passé le temps à me frôler sous l’eau et à caresser mes cuisses. Il les adorait. Après la piscine, on avait un creux à l’estomac, alors il m’a amené mangé chinois. C’était trop bon, en plus c’était la première fois que j’allais dans un restaurant étranger. Ensuite nous sommes allés au cinéma, oh je ne me souviens plus du film, on est arrivé en retard et on faisait autre chose que regarder réellement le film… Bien avant la fin nous sommes rentrés chez lui, du moins chez ses parents. Il n’y avait personne dans cette villa, chose étrange puisqu’ habituellement il y avait souvent du monde. Il en a profité pour me montrer des photos de famille. Ensuite, il a recommencé à me caresser les cuisses, on s’est embrassé, doucement, langoureusement. Il y avait ce désir presque fiévreux entre nous… J’avais peur qu’on nous surprenne là, mais en même temps cette peur nourrissait notre désir. On a fait l’amour là, c’était divin. On a quand même fini dans la chambre, l’intimité d’une chambre… C’est toujours mieux. Il devait être  un peu plus de 9 heures du soir quand il me raccompagnait chez moi. On est tombé sur sa mère, elle m’a lancé un de ces regards… Et a réprimandé son fils sur le fait que sa valise n’était pas encore prête alors qu’il voyage lendemain.

On avait du mal à se séparer ; il m’a raccompagné, je l’ai raccompagné, il m’a à nouveau raccompagné et finalement on s’est quitté à minuit. Que du bonheur !

Le jour de son départ, j’avais le cœur serré. J’avais du mal à le laisser partir. Il m’a demandé si j’avais une adresse e-mail, bon Dieu de quoi me parlait-il ? Je ne savais pas ce que c’était. Pas souci, il en parlera à un de ses amis que je connaissais, il allait s’occuper de ça pour moi. Il m’a laissé la sienne. Avec ça on restera on contact jusqu’à son retour.

La nouvelle de notre idylle avait fait le tour de notre quartier. Il avait laissé pour mission à quelques amis de veiller sur moi jusqu’à son retour. Je trouvais cela charmant, mais était ce bien vraiment bien pour nous ? Il est parti ce soir là.

Toutes les semaines j’avais un e-mail de lui. J’attendais ces moments avec impatience. Ensuite j’ai découvert le Messenger, on se parlait en temps réel. Et enfin il y a eu la webcam ; on pouvait se voir et se parler même. Tout ceci était un budget énorme pour moi, mais le bonheur que ça me procurait n’avait pas de prix. Tout mon argent de poche y passait et parfois mon argent de bus pour aller à école et donc il m’arrivait de rentrer à pied…

Cette année là, j’avais le Bacc à préparer, alors je devais me concentrer. Il m’encourageait dans mes études, à prendre cela comme ma priorité. Bien sur que c’était ma priorité, mais je ne supportais pas le silence qu’il m’infligeait parfois. En effet, plus d’une fois il a manqué notre rendez-vous sur Messenger et n’a même pas eu la décence de me laisser par e-mail, pour expliquer la raison de cette absence.

Il justifiait ces absences par le fait qu’il devait me laisser du temps pour moi, pour mes devoirs. J’en avais du temps pour cela, nos rendez vous d’une heure tout au plus par semaine sur Messenger n’allait pas tant m’empêcher de faire mes devoirs et réviser pour l’examen, par contre son absence à ces rendez vous me bouleversait au point où j’avais parfois des semaines horribles, tellement il manquait. Il me dit qu’il a compris, mais rien ne s’arrangeait. Je suis restée plus de deux mois sans nouvelles de lui, je ne vous dit pas l’état dans lequel je me trouvais… l’examen approchait, je devais  recentrer mes pensées vers là. Une série de mauvaises notes à l’examen blanc allait tirer la sornette d’alarmes.

J’étais une étudiante plutôt brillante, alors la vue de quelques mauvaises notes, allait définitivement me tirer de la brume dans laquelle je me trouvais. Je n’allais plus sur internet. Non seulement je devais bosser plus durement pour rattraper mes mauvaises notes, mais aussi je n’avais pas les moyens financiers pour me payer une connexion sur internet.  Dans les années 2OOO, c’était un luxe d’y aller dans ma contrée…

Un soir, un de ses amis est venu me voir pour me remettre un téléphone portable, il devait m’appeler le soir. Il m’appelé, la chaleur de sa voix m’a émue … Il me demandait pourquoi je ne répondais plus à ses mails. Pourquoi ce silence de ma part ? Je lui avais manqué. Oh lui aussi m’avait manqué… Je lui ai fait des reproches sur son silence à lui, comme une idiote plus d’une fois je l’ai attendu sur Messenger au cybercafé et il n’est jamais venu,  je lui avais laissé un email et il n’y avait pas répondu. C’était d’autant plus agaçant parce qu’à chaque fois que j’y allais c’était toutes mes économies qui y passait et pour rien…La distance que j’avais réussi à mettre entre nous s’est écroulée comme un flan à l’écoute du mot : « Je t’aime, si seulement tu savais à quel point ». Je l’aimais aussi et j’ai regretté cette souffrance que je me suis imposée vis-à-vis de lui. Il m’appelait autant qu’il pouvait et généralement très tard dans la nuit, c’était un peu moins cher pour lui d’appeler si tard, c’est ainsi que je suis devenue la couche tard que je suis… En attendant ses appels nocturnes, je révisais mon Bacc. D’une pierre deux coups. Ces appels étaient parfois érotiques… Et une de ces nuits ma mère m’a surprise si tard entrain de parler à une personne invisible et elle m’a confisqué ce téléphone. A cette époque le téléphone portable était un gadget de luxe, donc couteux. Ma mère ne pouvait jamais m’offrir un pareil gadget, aussi elle voulait connaitre sa provenance. Elle n’a pas cru à ce que je lui ai dit, pire elle m’a puni : j’étais privé de sortie et plus d’argent de poche. Plus de communication entre Eb et moi. C’était dur.

Grace à ma copine, j’ai pu informer son ami de ce qui m’arrive. J’ai remis mon mot de passe à son ami, il m’imprimait tous mes mails… Je les lisais toutes les nuits avant de dormir. Il savait si bien me parler d’amour au travers des paroles de chanson de zouk ou de slow. J’aimais ça.  Et puis plus rien, le silence à nouveau. J’ai composé le Bacc, la punition a été levée et bientôt c’était à nouveau l’été… Son ami était venu me confirmer qu’il sera là dans 3 semaines…

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J’aime la poésie, dans sa fougue et sa tendresse
J’aime le pouvoir de l’imagination indomptée sur moi
J’aime quand, avec autorité elle asservit mes doigts,
Leur dictant à la carte comment démêler, avec adresse
Le feuillage d’images et de sons que ma mémoire aboie

 

Invite ma plume à l’exercice, suggère lui quelques mots
Commande à souhait, une rime verbale ou épistolaire
Tout s’obscurcit soudain autour, brutale éclipse solaire
Ma raison devient sourde, mes instincts animaux
L’éruption est semblable à celle d’amants en colère

 

Les lettres s’entrechoquent dans un bruyant désordre
Chacune dispute sa place, sur l’horizon tout blanc
L’importance de l’empreinte dispense alors de gant
J’écris comme j’obéirais à quelques divins ordres
Y laisse toute mon âme, sans jamais faire semblant

 

J’aime la poésie, pour ces instants bien rares
Où je peux exister dans l’histoire d’un(e) autre
J’aime la poésie, pour cette schizophrénie bavarde
Qui raconte à ma place, ma vérité à d’autres

 

 

West, 7/1/2013

Dédicace à une amie spéciale

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SR

Le sourire d’une femme seule,

Ne dira pas grand-chose

Il demeure toujours calme

D’une manière qui observe

 

Le sourire d’une femme seule,

Tant d’histoires qui s’opposent

Dans un silence de chambre

Sans que le voile se lève

 

Le sourire d’une femme seule

Cache mal toute sa peine

Son cœur meurtri se désole

Des larmes qu’essuie le vent

 

Le sourire d’une femme seule

Vient du fond de ses veines

Les soupirs qui le décollent

Traduisent l’épuisement

 

Le sourire d’une femme seule,

Est tout chaud mais fragile

Même quand tu la fréquentes,

Elle te semble étrangère

 

Le sourire d’une femme seule,

Demande à l’homme habile

Qu’il ait ces mots bien tendres

Qui rendent son âme légère

 

Auteur : West

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Été 2OOO.

Il est 21h40, pour la couche tard que je suis, j’étais déjà dans mon lit depuis bientôt une heure. Malheureusement, je n’arrivais pas à trouver le sommeil. Je me tournais et retournais dans le lit, espérant à chaque fois trouver la meilleure position où le sommeil me sera enfin propice. Rien ne se faisait.

J’espérais échapper à toutes ces pensées, à cette souffrance, à cette déception dans le sommeil. Mon cœur était lourd d’émotions que je n’arrivais pas à exprimer. Tous les moyens employés jusque là pour extirper la douleur de moi étaient vains, même le sommeil me refusait sa paix.

Brice, c’est mon jeune voisin et un peu mon ami qui me fait une cour douce et assidue. Je l’apprécie bien, mais contrairement à lui, j’ai d’autres projets pour lui et moi. Pour marquer sa sortie de l’adolescence, il avait prévu une petite fête chez lui à laquelle j’étais conviée.

J’hésite à aller à cette fête… Une amie me motive à y aller et elle serait prête à m’accompagner si je voulais ; offre que je ne pouvais refuser. Dans un territoire inconnu, j’aime autant être accompagnée. S’y prendre tard à eu pour conséquence notre arrivée tardive à la fête.

Il y avait un chien qui était aussi le gardien de la maison. Je ne le savais pas, ciel ce que j’avais peur des chiens. En vain j’ai cherché la sonnerie, je ne pouvais braver ce chien, malgré le portail entr’ouvert. Il était préférable de partir. J’étais sur le point de le faire lorsqu’une voix ; oui cette voix qui insidieusement s’est glissé en moi à cet instant  m’a interpellé.  Je ne voyais pas la personne qui me parlait, j’entendais juste une voix, elle m’était inconnue, mais si rassurante, m’encourageant à n’avoir pas peur du chien qui en apparence méchant, mais bien assez doux.

Finalement, je passe l’étape du chien ! Cette maison était un labyrinthe, je devais retrouver le salon où se passait la fête. Le couloir que j’avais pris me rassure, je ne suis pas égarée, je peux entendre une lueur de musique venir me caresser les oreilles. Je regardais encore le plan sur mon invitation avant de la ranger dans ma pochette lorsqu’il m’a légèrement bousculé dans ce couloir. Je me suis retournée, il m’a regardé, je l’ai regardé, ce regard … Il s’est excusé, la voix, je la reconnais, c’était celle qui me rassurait face au chien. Je lui ai juste souri en guise de réponse. Il s’en allait, j’arrivais.

La magie s’est opéré en quelques secondes : la fragrance de son parfum m’a captivé, sa voix m’a séduite,  son regard m’a accroché, j’étais comme hypnotisé  par lui, cet inconnu tout de blanc vêtu.  «  Il me le faut »

J’arrive enfin dans la salle de fête, mon hôte me voit et se dirige vers moi pour nous accueillir.

  • Enfin tu arrives
  • Tu me connais, j’aime bien me faire désirer.  Joyeux anniversaire
  • Merci. Et si on allait au buffet ?

Avant d’arriver au buffet, il me présente à quelques de ses amis…

Il m’invite à danser, mais déjà, j’ai la tête et les pensées ailleurs. Je pense à l’inconnu en blanc du couloir, je ne l’ai pas revu. Je veux savoir qui c’est, je me renseigne donc auprès de mon hôte qui ne me donne que son nom. Ce n’était pas assez comme informations, mais ce n’était rien non plus.

De retour chez moi, je demande à mon frère s’il connait Eb ; ce nom ne lui disait rien. Je lui demande de se renseigner, c’est quelqu’un que j’ai croisé  il y a quelques heures à la fête de Brice. Mon frère s’exécute, pour une fois que sa sœur montre un intérêt  appuyé pour un gars, vaudrait mieux savoir qui c’est.

Il revient quelques heures plus tard, il a l’info ou pas vraiment. Je ne suis pas plus avancé et je n’ose en demandé  plus à mon voisin, ce ne serait pas poli. Justement, il arrive chez moi pour m’inviter à nouveau. Cette fois à terminer la soirée en boite de nuit.

  • Il y aura qui ?
  • Jean, Paul, Esther,… Eb,..

Je ne l’écoutais plus, je sautais de joie dans mon cœur. Bien sur que je serai là, s’il est là.

Je suis prête pour la soirée, j’ai longtemps hésité devant ma garde-robe avant de me décider. L’habit ne fait pas le moine, mais c’est quand même grâce à son habit qu’on reconnait le moine. Je me devais d’être à mon avantage ce soir. Ma copine venait avec moi, mon frère aussi.

La soirée se passait plutôt bien, j’évitais l’alcool, aussi je sirotais tranquillement mon jus d’orange quand Brice se montra enfin et il n’était pas seul…Eb était avec lui. Il voulait me présenter à quelqu’un…Mon cœur fit un bond dans ma poitrine.

Il m’invite à danser, je ne me  fais pas prier et  le suis sur la piste de danse. Avec le bruit pas moyen de communiquer vraiment. Il n’est pas bon danseur, je le constate aussitôt. Je me trémousse devant et autour de lui, il semble apprécier le tableau. Il veut que je m’arrête, il me prend dans ses bras, malgré le rythme ambiancé qui chauffe les platines du DJ. C’est tellement déconcertant, mais je suis le rythme qu’il m’indique, nous trouvons la bonne cadence, à cet instant c’est comme s’il n’y avait que lui et moi dans cette salle, dansant sur une musique rien que pour nous .  Et finalement une langoureux slow des Boyzs II Men vient adoucir la cadence. Je me laisse aller tout contre lui, je m’y sens bien.

On ne s’est pas quitté de la soirée, on a passé des moments uniques.

C’est le moment de rentrer, les départs sont organisés en groupe. Eb et moi étions seuls dans la voiture. On n’arrivait pas à se parler, on se regardait, se lorgnait et se souriait. Il me dépose chez  moi avant de continuer chez lui au petit matin…

Il est revenu, il est juste de dire qu’il est venu pour la première fois officiellement chez moi  l’après midi suivant la virée nocturne. Il a découvert mon environnement, on a beaucoup échangé. Il  voulait savoir ce qu’il y a entre moi et Brice. Rien. Il veut savoir si je suis libre, je n’ai pas d’attaches. On termine la soirée chez lui. Je découvre aussi son environnement… Il n’y avait pas grand-chose en commun entre mon milieu et le sien, la seule chose qui nous rapprochait, nous unissait c’était ces sentiments naissants…

Nous avons passés deux semaines et  cinq jours merveilleux… de bonheur, de fous rires, d’intimités, de partages, de découvertes. Et puis vint la fin de l’été et avec cela la fin des amours…

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C’est une histoire dont j’ignore l’auteur  et que j’ai reçu . J’aime bien  ce qui y est dit. Elle relate à mon sens des difficultés dans la vie de couple que l’on reproduit bien assez souvent.

Comme j’ai commencé avec en introduction la liste de la fiancée… Je pense qu’il serait bien de pousser jusqu’au mariage et même après… Cette histoire donne donc un peu le ton.

Lorsque je suis arrivé à la maison et que ma femme servait le dîner je lui ai pris la main et lui ai dit: j’ai quelque chose à te dire. Elle s’asseya et tranquillement sans dire un mot mangea.
Encore une fois je vis la peine dans ses yeux.

Soudainement je ne savais plus ouvrir la bouche. Mais je devais lui faire part de ce que je pensais. Je veux divorcer. J’ai soulevé le sujet calmement. Elle n’a pas semblé contrariée par mes paroles, elle m’a simplement demandé pourquoi?
J’ai fuis sa question. Elle s’est alors fâchée. Elle lança les baguettes et cria vers moi, tu n’est pas un homme!
Ce soir là nous ne nous sommes pas adressé la parole. Elle pleurait. Je savais qu’elle voulait savoir ce qui était advenu de notre mariage. Mais je ne pouvais lui donner une explication satisfaisante, elle avait perdu mon cœur pour Jane. Je ne l’aimais plus. J’avais seulement de la pitié pour elle!

Avec un énorme culpabilité, je lui fis part de mes arrangements pour le divorce, que je lui léguais la maison, l’auto et je mettais en jeu 30% de mon entreprise. Elle y jeta un coup d’œil et le détruisit en morceaux.

Cette femme qui avait passé 10 ans de sa vie avec moi, était devenue une étrangère. J’étais désolé pour elle de ce temps gaspillé, de ressource et d’énergie, mais je ne pouvais reprendre ce que je venais de lui dire, car j’aimais Jane chèrement.
Soudainement elle s’est mise à pleurer très fort devant moi, ce à quoi je m’attendais. Dans le fond, ses pleurs étaient pour moi une délivrance.
Cette idée de divorce qui m’obsédait depuis plusieurs semaines, me semblait maintenant plus ferme et claire.

Le jour suivant, je suis revenu à la maison très tard, et l’ai trouvée assise à la table en train d’écrire. Je n’ai pas soupé et je suis directement allé me coucher et m’endormir aussitôt car j’étais fatigué de ma journée mouvementé avec Jane.
Lorsque je me suis réveillé, elle était toujours assise à la table à écrire. Je ne m’en suis pas occupé, je me suis retourné de côté et rendormi à nouveau.
Au matin elle me présenta ses conditions de divorce: elle ne voulait rien de moi, mais avait besoin d’un mois d’avis avant le divorce.
Sa requête était que, durant ce mois, nous devions tous deux se battre pour vivre une vie aussi normal que possible. Sa raison était simple: notre fils devait passer un examen à la fin de ce mois là et ne voulait en aucun cas, le déranger avec un mariage brisé.

C’était parfait pour moi. Mais elle ajoutait autre chose, elle me demanda de lui rappeler comment je l’avais transporté dans notre chambre nuptial le jour de notre mariage.
Sa deuxième requête était que durant ce mois, je devais la transporter de notre chambre au seuil de la porte tout les matins. Je croyais qu’elle devenait folle. Pour faire de ses derniers jours supportables, j’acceptais son étrange requête.

J’avisais Jane des étranges conditions de divorce. Elle s’est mise à rire et croyait elle aussi, que c’était absurde.
Jane me dit avec m’épris, que peu importe les ruses qu’elle prendrait, elle devait faire face au divorce.
Ma femme et moi n’avions plus aucun contact physique depuis que j’avais pris la décision de divorcer.

Alors quand j’ai dû la sortir de la chambre le premier jour, nous étions tout les deux maladroits. Notre fils applaudissait derrière nous, papa porte maman dans ses bras. Ces mots m’apportais de la peine. De la chambre au salon, ensuite à la porte, j’ai marché environ 10 mètres avec elle dans mes bras.

Elle ferma les yeux et me demanda doucement de ne pas parler du divorce à notre fils. J’ai fais oui de la tête, j’ai ressenti un étrange sentiment plutôt bouleversant. Je l’ai déposée par terre à l’extérieur de la porte. Elle est parti attendre l’autobus pour le travail. J’ai conduis seul jusqu’au bureau.

Le deuxième jour, tous les deux agissions plus facilement. Elle s’appuya sur mon estomac. Je pouvais sentir la fragrance de sa chemise. Je réalisais que je n’avais pas regardé cette femme attentivement depuis un bon bout de temps. Je réalisais qu’elle n’était plus jeune.
Il y avait des rides sur son visage, ses cheveux grisonnaient ! Notre mariage avait fait des ravages sur elle. Pour une minute je me suis demandé ce que je lui avais fais.

Le quatrième jour, j’ai ressenti un retour d’intimité. C’est cette femme qui m’avait donné 10 ans de sa vie.

Le cinquième et sixième jour, je réalisais que l’intimité ressentie grandissait à nouveau. Je n’ai pas parlé de ceci à Jane. Il était plus facile de la transporter au fur et à mesure que le mois avançait.
Peut-être que ce travail chaque jour me rendais plus fort.

Un matin qu’elle tentait de choisir quoi porter, elle essaya quelques robes mais ne parvenait pas à trouver la convenable. Elle murmura que toutes ses robes étaient devenues trop grandes.


Soudainement je prenais conscience qu’elle avait maigri, et c’est la raison pour laquelle je pouvais la transporter plus facilement.
Cela me frappa… elle avait enterré tant de peine et d’amertume dans son cœur. Inconsciemment j’ai atteint et touché sa tête.

Notre fils est arrivé à ce moment et a dit: « papa il est temps de porter maman dehors ». Pour lui, voir son père transporter sa mère dehors était devenu une partie essentiel à sa vie. Ma femme fit un geste à notre fils de venir plus près et le serra très fort.
J’ai tourné la tête parce que j’avais peur en cette minute de changer d’idée. Je l’ai ensuite prise dans mes bras, marchant de la chambre au salon et dans l’entrée. Elle mit ses bras autour de mon cou tout doucement et naturellement. J’ai tenu son corps serré, c’était comme le jour de notre mariage.  Mais sa maigreur me rendais triste.

Le dernier jour, lorsque je l’ai prise dans mes bras, je pouvais à peine bouger d’un pas. Notre fils était parti pour l’école.
Je la tenais fermement et lui dit: « je n’avais pas remarqué que notre vie avait manqué d’intimité ».

Je conduisis jusqu’au bureau… rapidement je sautai hors du véhicule, sans barrer les portes. J’avais peur qu’un seul délai puisse me faire changer d’idée… je montais les marches. Jane ouvrit la porte et je lui dit: « désolé Jane, je ne souhaite plus divorcer maintenant ».

Elle me regarda sidérée et me toucha le front. Fait tu de la fièvre? Je retirai sa main de mon front. Désolé Jane, mais je ne divorce pas. Ma vie de mariage était probablement devenu ennuyeuse parce que, ni elle ni moi n’avions évalué les détails de nos vies, mais non parce que notre amour était mort. Maintenant je réalise que depuis le jour ou je l’ai transportée dans notre demeure le jour de notre mariage, c’est mon devoir de la soutenir jusqu’à ce que la mort nous sépare.

Jane semblait soudainement se réveiller. Elle me gifla violemment et claqua la porte puis éclata en sanglots. Je redescendis l’escalier et je suis parti.

En route, j’arrêtai chez un fleuriste, j’ai commandé un bouquet de fleurs pour mon épouse. La vendeuse me demandait ce qu’elle devait écrire sur la carte. Je souris et écrivis « je te porterai dehors tout les matins jusqu’à ce que la mort nous sépare ».

Cet après-midi là j’arrivais à la maison, fleurs à la main, sourire aux lèvres, je montais les marches à la course, pour retrouver ma femme seule dans son lit – morte.

Ma femme se battait contre un CANCER depuis des mois, mais j’étais tellement préoccupé avec Jane pour seulement m’en apercevoir.
Elle savait qu’elle allait mourir sou peu et elle voulait me préserver, peu importent les réactions négatives de notre fils, au cas où nous aurions divorcé. — Au moins, aux yeux de mon fils — je suis un mari aimant…

Les plus petits détails de votre vie sont ce qui compte vraiment dans une relation; ce n’est pas la demeure, l’auto, la propriété, l’argent en banque. Ceci crée un environnement favorable pour la joie mais ne peut donner la joie à soi-même.

Alors trouvez du temps pour être l’ami de votre épouse et faites ces petites choses l’un pour l’autre, qui crée l’intimité.
Ayez vraiment un mariage joyeux!

Si vous ne partagez pas ceci, rien ne vous arrivera.
Si vous décidez de le faire, vous pouvez peut-être sauver un mariage.

Beaucoup d’échecs dans la vie, viennent du fait que, les gens n’ont pas réalisé combien ils étaient près du succès, lorsqu’ils ont abandonné.

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